❤️ Le silence des aidants ❤️

Épisode 2 :

– Le jour où tout a changé :

J’ai été auxiliaire de vie pour les autres la nuit, et aidante pour mon mari le jour. Pendant trois ans, j’ai vécu entre deux mondes : Les chambres silencieuses des personnes âgées dont je m’occupais la nuit, et ma propre maison, devenue à son tour un lieu de soins, d’inquiétude et de fatigue. Entre les deux il n’y avait presque pas de repos . Mais dans cette épreuve, je n’était pas seule. J’ai eu auprès de moi mes enfants . Je ne pourrai jamais raconter cette histoire sans parler d’eux. Mon plus jeune fils est devenu un soutien immense . Quand je partais travailler la nuit, je le laissais avec son père. Il a porté des responsabilités bien trop lourdes pour son âge, avec une maturité et une présence qui me touche encore aujourd’hui. Ma fille aînée aussi a toujours été présente à sa manière. Elle avait sa propre vie, son foyer, son mari et un bébé arrivé prématurément, avec toutes les inquiétudes et la fatigue que cela représente pour une jeune maman . Elle ne pouvait pas être partout, mais elle faisait tout ce qu’elle pouvait, je savais que son cœur était tout le temps avec nous. Puis mon grand fils qui vivait très loin. Même à distance, il était été d’un soutien précieux, il m’a aidé psychologiquement à tenir le coup . Parfois quelques mots sincères suffisent à empêcher quelqu’un de s’effondrer. Même loin, je sentais son amour et son inquiétude pour nous.

Mes enfants ont été ma force silencieuse . Dans les périodes où je pensais ne plus tenir, leur présence, proche ou lointaine, leur affection, leurs encouragements et leur soutien m’ont aidé à continuer.

Quand une famille traverse la maladie, chacun souffre à sa manière . Aucun n’a porté le même rôle, mais tous ont porté une part de cette épreuve.

Aujourd’hui, malgré la douleur qui demeure, je reste profondément reconnaissante d’avoir des enfants aimants.

☀️ Bonne lecture ☀️

Votre commentaire